La Via Domitia
en Occitanie

Construction de la Via Domitia
Un peu d’histoire
Nous sommes en 120 av. J.-C., Rome est encore une république. La Gaule transalpine, portion de terres comprise entre la Gaule cisalpine (l’Italie) et l’Ibérie (l’Espagne), est toujours dans sa phase de colonisation.
Une voie militaire devant être construite afin de relier tous ces territoires, le sénat se met en quête d’un général, à l’indéniable charisme, pour mener à bien cette expédition. Son choix se porte sur un membre influent de la gens des Domitii, une famille plébéienne de militaires, en la personne de Cnaeus Domitius Ahenobarbus.
Le voici donc, à quarante ans, nommé proconsul de la Gaule transalpine. Fort de ses compétences dans le domaine militaire, et habile diplomate, il poursuit, à la tête de ses légions, la pacification de ce territoire, au riche potentiel, accompagné d’une pléthore de gens de métier tels que géomètres, arpenteurs, architectes, constructeurs, et cætera…
Privilégiant la sécurité ainsi que la facilité de circulation et de transport, il retrouve le chemin emprunté, près d’un siècle plus tôt, par Hannibal. Il s’en inspire en construisant une magnifique voie en partie dallée, dans les cités, et dotée de très nombreux ouvrages d’art.
En 118 av. J.-C., il fonde la colonie romaine de Narbo Martius (l’actuelle Narbonne).
Devant les excellents résultats obtenus lors de cette laborieuse campagne, à visée expansionniste, le sénat, reconnaissant, décide de donner, en son honneur, le nom de sa famille à la voie qui devient la Via Domitia.
Plus tard, Forum Domitii sera également fondé le long de la voie, tout près de l’actuel village de Montbazin, dans l’Hérault.

Cnaeus Domitius Ahenobarbus et ses légions empruntant la Via Domitia, en cours d’achèvement.

Le tracé de la voie en Occitanie

Philippe BARJAUD, sur les traces de la voie antique… nous raconte.

Dessin réalisé « à main levée » par Philippe BARJAUD
Urbaniste et membre du Conseil d’Administration élargi
« Tu vois !… C’est la carte que j’ai fait, comme les cartes Michelin. Sauf que des cartes Michelin romaines, y en a pas. Donc, je me suis mis dans la peau d’un romain qui doit dessiner une carte. Je l’ai fait à main levée et puis, surtout, je n’ai pas mis les noms d’aujourd’hui, j’ai mis les noms latins… Et c’est ça le jeu !… C’est que les gens devinent… Qu’est-ce que c’est Nemausus ?… Qu’est-ce que c’est Narbo Martius ?… Qu’est-ce que c’est Baeterrae ?… »
Interview de Philippe BARJAUD au Musée Narbo Via, lors de l’exposition « Via Domitia, Parcours photographique, J-C MARTINEZ»

