
Ses vestiges
et
muséographies
visibles tout au long de la voie ou à proximité.
La situation géographique de ces points remarquables est précisée
par la présence de leurs latitude, longitude et altitude respectives.
Bien sûr, cette liste est loin d’être exhaustive et sera complétée au fur et à mesure du développement du site.
Outre la voie antique, de nombreux autres sites, peu ou prou éloignés d’elle y sont déjà, ou y seront, présentés.
De quoi, d’ores et déjà, vous préparer à de très belles balades
à pied, à vélo, à cheval, à moto ou en voiture ;
seul(e), en couple, entre ami(e)s ou encore en famille.
Prochainement, de petites pastilles composées d’une vue satellitaire vous guideront plus précisément,
comme ci-dessous pour une portion de la Via Domitia, entre Beaucaire et Nîmes.

De nombreuses photos et vidéos, mais aussi d’interviews d’acteurs de cette grande aventure,
agrémenteront également votre visite.
En voici la liste :

Dans le département du Gard
Entre le Rhône (RHODANVS) et le Vidourle (VITVRLVS)
Au départ de Beaucaire vers Nîmes
Au départ de Beaucaire (VGERNVM), vers Nîmes (NEMAVSVS)
- 2 bornes milliaires originelles déplacées, datant de Claude, et mises en valeur à l’intersection du chemin des Romains et de l’avenue de la Croix Blanche, à Beaucaire.
(43°48’35.15″N – 4°37’45.29″E – Altitude 14m) - La faille de Roquepartide « in situ » : creusée dans la molasse coquillère, la voie est ici visible sur une longueur de 200 mètres.
(43°48’50.96″N – 4°36’34.17″E – Altitude 27m) - 4 bornes milliaires originelles « in situ », de périodes différentes, dont l’une ne possède que sa base, dites « Colonnes de César », visibles au lieu-dit Clos d’Argence et correspondant au XIIIème mille (13), numérotation au départ de Nîmes.
(43°48’57.86″N – 4°35’57.36″E – Altitude 64m) - 2 bornes milliaires originelles déplacées, datant de Claude, utilisées en réemploi dans l’abside de la chapelle Saint-Vincent, sur la commune de Jonquières-Saint-Vincent (visibles uniquement lors des Journée Européennes du Patrimoine).
(43°49’54.00″N – 4°34’35.72″E – Altitude 21m) - 1 borne milliaire originelle « in situ » et quelques morceaux d’une autre, correspondant au Xème mille (10), numérotation au départ de Nîmes.
(43°49’17.52″N – 4°32’38.50″E – Altitude 61m) - 1 borne milliaire originelle « in situ », dite « Peire di Novi », la pierre des fiancés, correspondant au IXème mille (9), numérotation au départ de Nîmes.
(43°49’23.86″N – 4°31’33.32″E – Altitude 57m) - 1 borne milliaire originelle déplacée, correspondant au VIIème mille (7), numérotation au départ de Nîmes, trouvée dans l’église voisine et visible sur la place de l’Hôtel de Ville de Manduel.
(43°49’07.73″N – 4°28’25.27″E – Altitude 52m)
Ce qui rend ce premier tronçon tout particulièrement intéressant, c’est la présence de 11 bornes authentiques, dont 6 encore « in situ », après 2000 ans.
En tenant compte du tracé de la voie, parfaitement rectiligne à cet endroit, nous avons également la chance de présenter, en quelque sorte, un mille « étalon » entre les bornes IX (9) et X (10), puisque toutes deux se suivent et sont encore « in situ ».



Les monuments antiques de Nîmes (COLONIA AVGVSTA NEMAVSVS), tous encore « in situ ».
Leur emplacement géographique est présent au bas de chacune de leur page respective : Informations pratiques (Google Maps).
NEMAVSVS (Partie est de la cité). Illustration par Jean-Claude GOLVIN).
- La Porte d’Auguste par où la Via Domitia pénétrait dans la cité.
L’arrivée à NEMAVSVS par la Via Domitia . Illustration par Jean-Claude GOLVIN).
- La Maison Carrée est, à l’instar du Panthéon de Rome, un des temples les mieux conservés au monde. Il était dédié au culte impérial.
La Maison Carrée, ÉTERNELLE JEUNESSE
La Maison Carrée . Illustration par Jean-Claude GOLVIN).
- Le Castellum Aquae est le point d’arrivée de l’aqueduc gallo-romain de Nîmes. C’est de cet ouvrage, exemplaire rarissime du monde romain, que l’eau était distribuée vers les fontaines de la cité.
- L’Amphithéâtre datant de la fin du 1er siècle de notre ère, est l’un des mieux conservés du monde romain.
- Le Sanctuaire de la Fontaine autour duquel la cité a pris naissance.
- Le Temple de Diane faisait partie intégrante de l’Augusteum, un magnifique ensemble monumental, voué au culte impérial.
L’AVGVSTEVM (Vue générale). Illustration par Jean-Claude GOLVIN).
- La Tour Magne est le plus spectaculaire des vestiges de l’enceinte antique de la cité.
- La Porte de France dite « Porte d’Espagne ».
La Porte de France . Illustration par Jean-Claude GOLVIN).

- Le musée de la Romanité
Inauguré en 2018, le musée présente vingt-cinq siècles d’histoire de la ville, à travers de riches collections archéologiques. Il est situé tout contre l’amphithéâtre antique. - L’art de soigner son entrée à la romaine (présentation de l’entrée monumentale du sanctuaire de la Fontaine).
- Reconstitution 3D de l’Augusteum (Société archeo3D).
- Numérisation 3D au musée de la Romanité (Société archeo3D).

Au départ de Nîmes (NEMAVSVS), vers le Vidourle (VITVRLVS)
- 1 borne milliaire originelle déplacée, dédiée à Auguste, restaurée et visible dans le parc municipal de la commune de Caveirac, à 6 kms à vol d’oiseau, au nord de la voie.
(43°49’33.26″N – 4°15’37.08″E – Altitude 84m) - 1 borne milliaire originelle déplacée, dédiée à Claude, numérotation inconnue, est visible dans l’église paroissiale de Saint-André de Bernis, au moment de la messe ou aux heures d’ouverture de l’édifice.
(43°46’00.58″N – 4°17’18.56″E – Altitude 21m) - 2 morceaux de bornes milliaires originels, numérotation inconnue, sont visibles à l’intersection de la Route de Camargue et de la rue Saint-Léonard, toujours à Bernis.
(43°45’40.17″N – 4°16’26.08″E – Altitude 21m) - 1 borne milliaire originelle « in situ », dédiée à Antonin-Le-Pieux, correspondant au VIIIème mille (8), « Ad Octavum« , numérotation au départ de Nîmes, en vis à vis du 28 de la Voie Domitienne à Uchaud.
(43°45’59.12″N – 4°17’18.82″E – Altitude 20m) - 6 bornes milliaires originelles déplacées, de périodes différentes, et de nombreuses stèles votives et funéraires provenant de la voie sont visibles dans le parc du château de Teillan, à 7 kms à vol d’oiseau, au sud de la voie, sur la rive gauche du Vidourle.
(43°39’35.95″N – 4°11’26.85″E – Altitude 7m)


Dans le département de l’Hérault
Entre le Vidourle (VITVRLVS) et le viaduc de Ponserme (PONS SEPTIMVS)
Au départ du Vidourle vers Saint-Thibéry
Le tronçon mis en valeur dans les années 1980
La borne milliaire originelle XXXV (35) anépigraphe
Au départ de Saint-Thibéry vers Béziers
Au départ du Vidourle (VITVRLVS), vers Saint-Thibery (CESSERO)
- Le site archéologique d’Ambrussum
Le site nous présente huit siècles d’histoire à travers un musée de site, un Oppidum (fondé par le peuple celte des Volques Arécomiques), une voie pavée d’une extraordinaire conservation, les vestiges du Pont Ambroix (point de passage de la Via Domitia sur le Vidourle, à l’époque gallo-romaine) et de son relais routier.
(43°43’10.05″N – 4°08’52.92″E – Altitude 16m)
AMBRVSSVM (Le pont Ambroix et le relais routier). Illustration par Jean-Claude GOLVIN). - 1 borne milliaire originelle déplacée, dédiée à Tibère, visible sur le parvis de l’église Saint-Agnès à Saint-Aunès, à environ 2 kms à vol d’oiseau, au sud de la voie.
(43°38’11.66″N – 3°57’56.89″E – Altitude 42m) - La partie épigraphiée d’une borne milliaire originelle déplacée, dédiée à Tibère, et utilisée en réemploi dans le mur de l’église Saint-Martin au Crès.
(43°39’00.43″N – 3°56’15.04″E – Altitude 70m) - 1 borne milliaire originelle déplacée, dédiée à Auguste, et visible dans le jardin de la Maison du Patrimoine, toujours au Crès.
(43°38’59.06″N – 3°56’09.21″E – Altitude 69m) - 5 bornes milliaires originelles déplacées sont visibles sur le site archéologique Lattara qui présente le musée Henri Prades, à 7 kms à vol d’oiseau, au sud de la voie, sur la commune de Lattes.
- Le site archéologique du Castellas,
À 6 kms à vol d’oiseau, au nord de la voie, sur la commune de Murviel-Lès-Montpellier, nous présente les vestiges d’un oppidum et d’un ensemble monumental gallo-romain. Les vitrines du musée Paul Soyris présentent des objets issus des fouilles réalisées sur la commune depuis 1950, ou encore de dons ou d’acquisitions.
Le FORVM (Vue générale). Illustration par Jean-Claude GOLVIN). - Pile du Pont du Bordelet « in situ » (antique ou médiéval), sur la rive droite du Coulazou, un petit ruisseau sur lequel passait la voie. Actuellement, nous longeons la M185E1.
(43°33’26.33″N – 3°45’54.97″E – Altitude 23m) - Ornières apparentes « in situ », à l’intersection de la M185 avec le chemin des Romains.
(43°33’14.49″N – 3°45’32.26″E – Altitude 31m) - Les carrières de Gélargues, à 250m au sud de la voie, sur la commune de Montbazin. Certains blocs présentent encore des traces d’outils utilisés par les carriers romains.
(43°31’17.86″N – 3°42’59.85″E – Altitude 51m)


C’est ici que débute le tronçon mis en valeur à l’initiative de Philippe LAMOUR, dans les années 1980.
- 1 borne milliaire (fac-similé de la borne XXXV), numérotation XLVII (47) au départ de Narbonne, située sur le chemin des Romains, un peu avant d’entrer dans le village de Montbazin.
(43°31’10.10″N – 3°42’25.26″E – Altitude 38m) - 1 borne milliaire (fac-similé de la borne XXXV), numérotation XLVI (46) au départ de Narbonne, située à la sortie de Montbazin, à l’intersection de l’avenue de Poussan avec le Cami de Pradinel.
(43°30’42.17″N – 3°41’32.31″E – Altitude 37m) - 1 borne milliaire (fac-similé de la borne XXXV), numérotation XLV (45) au départ de Narbonne, située à l’intersection du chemin de la Bataille et de la D119E2.
(43°30’11.23″N – 3°40’42.23″E – Altitude 48m) - 1 borne milliaire (fac-similé de la borne XXXV), numérotation XLIV (44) au départ de Narbonne, située sur le côté gauche du chemin des Romains, à la sortie de Poussan.
(43°29’39.19″N – 3°39’56.46″E – Altitude 48m) - 1 borne milliaire (fac-similé de la borne XXXV), numérotation XLIII (43) au départ de Narbonne, située sur le côté gauche de la voie.
(43°29’03.87″N – 3°39’08.31″E – Altitude 83m) - Le site archéologique de Marinesque
Un relais routier en bordure de la voie, sur la commune de Loupian.
(43°27’42.03″N – 3°36’20.84″E – Altitude 28m) - La villa gallo-romaine de Loupian
et son musée de site, sur la commune de Loupian vous présente un domaine viticole gallo-romain et de magnifiques mosaïques, toujours « in situ ».
La VILLA (au IVe siècle). Illustration par Jean-Claude GOLVIN). - 1 borne milliaire (fac-similé de la borne XXXV), numérotation XXXVIII (38) au départ de Narbonne, située sur le côté gauche de la voie.
(43°26’58.49″N – 3°34’29.28″E – Altitude 25m) - 1 borne milliaire (fac-similé de la borne XXXV), numérotation XXXVII (37) au départ de Narbonne, située sur le côté gauche de la voie.
(43°26’35.26″N – 3°33’31.17″E – Altitude 48m) - Traces d’ornières de la voie, toujours « in situ ».
(43°26’31.83″N – 3°33’25.12″E – Altitude 65m) - 1 borne milliaire (fac-similé de la borne XXXV), numérotation XXXVI (36) au départ de Narbonne, située sur le côté gauche de la voie.
(43°26’11.86″N – 3°32’28.24″E – Altitude 28m)

- 1 borne milliaire originelle anépigraphe « in situ », numérotation XXXV (35) au départ de Narbonne, située sur le côté gauche de la voie.
(43°25’50.13″N – 3°31’36.84″E – Altitude 35m) - Une coupe verticale de la Via Domitia « in situ », protégée sous un abri situé sur le côté gauche de la voie, à hauteur du Bois de la Vallongue.
(43°25’34.11″N – 3°30’58.47″E – Altitude 66m) - 1 borne milliaire (fac-similé de la borne XXXV), numérotation XXXIV (34) au départ de Narbonne, située sur le côté gauche de la voie.
(43°25’27.36″N – 3°30’39.98″E – Altitude 65m) - 1 borne milliaire (fac-similé de la borne XXXV), numérotation XXXIII (33) au départ de Narbonne, située sur le côté gauche de la voie.
(43°25’06.58″N – 3°29’42.61″E – Altitude 49m)
C’est ici que prend fin le tronçon mis en valeur à l’initiative de Philippe LAMOUR, dans les années 1980.
- Le pont dit « romain » de Saint-Thibéry (CESSERO), point supposé du passage de la voie sur l’Hérault.
(43°23’32.97″N – 3°25’56.96″E – Altitude 11m) - Le musée de l’Éphèbe et d’archéologie sous-marine
Situé, à 13 kms à vol d’oiseau de Saint-Thibéry, au sud de la voie. Dans un écrin de verdure, à l’entrée du Cap d’Agde, il présente des collections exceptionnelles, issues du fruit de 60 ans de découverte dans le fleuve Hérault, en mer et dans l’Étang de Thau. Il est l’unique musée français consacré à l’archéologie sous-marine.


Au départ de Saint-Thibéry (CESSERO), vers Béziers (BAETERRAE)
- 1 borne milliaire originelle « in situ », transformée en une croix de demi-lieue, et dont la base semble appartenir au milliaire XXVI (26).
(43°23’02.58″N – 3°22’40.94″E – Altitude 49m) - 1 borne milliaire (fac-similé) déplacée, découverte le long de la voie, à l’intersection de l’Avenue Camille Saint-Saëns et du Boulevard de la Liberté, est visible sur le premier rond-point en entrant dans Béziers par la route de Bessan. L’originale sera, à nouveau, bientôt visible dans le nouveau musée archéologique de la ville.
(43°20’56.17″N – 3°15’25.89″E – Altitude 52m)


Les monuments antiques de Béziers (COLONIA VRBS IVLIA SEPTIMANORVM BAETERRAE), tous encore « in situ »
- Vestiges de l’aqueduc gallo-romain de Béziers « in situ ». À 1 km à vol d’oiseau, au nord de la voie, des éléments de cet ouvrage sont visibles au 2 rue Édouard Branly.
(43°21’04.59″N – 3°13’08.40″E – Altitude 62m) - L’amphithéâtre gallo-romain de Béziers « in situ ». Ayant servi de carrière au Moyen-Âge, il n’en reste que quelques vestiges.
(43°20’22.34″N – 3°12’50.62″E – Altitude 37m) - Le Pont-Vieux de Béziers « in situ », qui permettait à la voie de traverser l’Orb. Jusqu’au milieu du XIXème siècle, il était le seul point de passage du fleuve, entre la Provence et Toulouse.
(43°20’22.87″N – 3°12’32.79″E – Altitude 12m)


Au départ de Béziers (BAETERRAE), vers le viaduc de Ponserme (PONS SEPTIMVS)
- La villa gallo-romaine de Vivios, située à un peu plus de 6 kms, à vol d’oiseau, au sud de la voie, sur la commune de Lespignan.
(43°15’24.27″N – 3°10’19.08″E – Altitude 19m) - La Maison du Malpas (Office de Tourisme La Domitienne), située sur le malpas d’Ensérune.
(43°18’25.61″N – 3°07’37.26″E – Altitude 50m) - L’Oppidum d’Ensérune et son musée archéologique
Tout récemment remis en valeur. Ses collections sont issues des objets découvert dans la nécropole, après plus d’un siècle de fouilles. Nous pouvons y admirer, entre autres, une des plus belles collections d’armement celtique d’Europe.
(43°18’37.13″N – 3°06’55.08″E – Altitude 108m)
Nous poursuivons la voie, quasi rectiligne depuis Béziers, sur encore 6 kms avant qu’elle ne change subitement de direction en obliquant sur la gauche vers Narbonne (NARBO MARTIVS). C’est ici, à ce point précis (43°16’47.59″N – 3°03’15.79″E – Altitude 2m), que nous quittons l’Hérault et entrons dans l’Aude.
Nous pouvons, d’ailleurs, remarquer que ce point cadastral est toujours conservé aujourd’hui puisqu’il relie toujours les trois communes de Capestang, Montels, Nissan-Lèz-Ensérune dans l’Hérault ainsi que les deux communes de Coursan et de Cuxac-d’Aude, dans l’Aude.


Dans le département de l’Aude
Entre le viaduc de Ponserme (PONS SEPTIMVS) et le malpas de Salses (SALSVLAE)
Au départ du viaduc de Ponserme vers Narbonne
Les monuments antiques de Narbonne
- Le viaduc de Ponserme permettait la traversée de l’étang de Capestang. Aujourd’hui, nous pouvons encore apercevoir quelques arches encore visibles.
(43°18’37.13″N – 3°06’55.08″E – Altitude 108m)
- Le site archéologique d’Amphoralis
Ancien atelier de production d’amphores gauloises, est situé à 9 kms environ, à vol d’oiseau, au nord-ouest de la voie. Son musée surplombe les fouilles archéologiques d’une fabrique antique de poteries (Ier– IIIe siècle).


Les monuments antiques de Narbonne (COLONIA IVLIA PATERNA CLAVDIA NARBO MARTIVS), tous encore « in situ ».
NARBO MARTIVS (Vue générale). Illustration par Jean-Claude GOLVIN).
- Le Clos de la Lombarde, site archéologique majeur à Narbonne. Il a été découvert en 1973 et a révélé des vestiges de Narbo Martius. Le site comprend deux domus, des thermes et d’autres bâtiments antiques.
- L’Horreum, au cœur de la ville moderne, se compose de galeries souterraines construites au Ier siècle avant notre ère et situées à 5 mètres au-dessous du sol moderne (horreum signifiant « entrepôt » en latin).
- Une portion de la Via Domitia, dallée de pavés antiques, dans un état de conservation exceptionnel a été mise au jour en 1997 et est visible sur la Place de l’Hôtel de Ville, devant le Palais des Archevêques.
- Le Pont des Marchands (Pons Vetus), dont une seule arche (sur les 6 confirmées) est aujourd’hui visible. Il permettait à la Via Domitia de traverser l’Atax, l’ancien bras de l’Aude, aujourd’hui canal de la Robine. À l’instar du Ponte-Vecchio, à Florence (Italie) ou du pont de Sommières (dans le Gard), il reste un des rares ponts bâtis (présence d’habitations et de boutiques sur sa longueur) encore visible en France.


- Le musée NARBO VIA
Ce vaste bâtiment présente six siècles d’histoire de la cité romaine de NARBO MARTIVS en rassemblant les collections du musée Lapidaire et du musée archéologique ainsi que celles issues des fouilles récentes des sites de ses ports antiques. NARBO MARTIVS était la capitale de la Province de Narbonnaise et un des plus grand port de Méditerranée.
- Valérie BROUSSELLE, directrice générale de l’E.P.C.C. NARBO VIA nous raconte…
« Je suis Valérie BROUSSELLE et je suis directrice générale de l’Établissement Public de Coopération Culturelle NARBO VIA.
L’E.P.C.C. NARBO VIA rassemble 3 sites : un musée ouvert en 2021, le musée NARBO VIA, qui présente au public les collections romaines de la première cité romaine fondée hors d’Italie, NARBO MARTIVS. Il rassemble un autre musée, AMPHORALIS, construit sur un site de fouilles, à 12 kms de Narbonne, à Sallèles-d’Aude, où a été découvert un village de potiers gallo-romains et enfin, il comprend également un monument romain, un entrelacs de galeries souterraines construites par les romains, au centre-ville de Narbonne, l’HORREVM. »


Au départ de Narbonne vers le malpas de Salses
- Site archéologique de l’Île Saint-Martin
Situé à une dizaine de kilomètres, à vol d’oiseau, à l’est de la voie, sur la commune de Gruissan, il est accessible par la D232 et les salins. Construit au tout début du Ier s. ap. J.-C., ce vaste édifice de 2500 m² constituait le centre administratif et commercial du site. Mais la découverte la plus remarquable lors de cette campagne est celle d’une grande tour, située tout près du littoral antique. Il s’agit sans doute d’un phare guidant les navires pour entrer dans la lagune et rejoindre le port. Au pied de cette tour, 2 grandes citernes très bien conservées permettaient de disposer en permanence d’une réserve d’eau douce, pour les bateaux qui devaient reprendre la mer. Ces nouvelles découvertes viennent donc confirmer la vocation portuaire du site de Saint-Martin et son rôle stratégique dans l’organisation du système portuaire de Narbonne.
(43°05’06.92″N – 3°03’53.23″E – Altitude 5m)
- Segment de voie à ornières, situé dans la campagne sigeanaise. L’accès se fait par la D205 entre Sigean et Fraissé-des-Corbières.
(43°01’03.77″N – 2°56’52.49″E – Altitude 42m)
- 4 bornes milliaires originelles déplacées sur le site de La Clotte, non loin de la commune de Roquefort-des-Corbières.
(42°58’32.75″N – 2°55’24.22″E – Altitude 154m)

- Borne milliaire de Cnaeus Domitius Ahenobarbus
1 borne milliaire (fac-similé de la borne originale), visible devant la mairie de Caves.
La borne originale, en calcaire, découverte au Rieu de Treilles (commune de Caves), est visible dans le hall d’entrée du musée Narbo Via, à Narbonne.
La borne marquait l’itinéraire de la Via Domitia, à vingt mille pas au sud de la ville, soit environ trente kilomètres. L’inscription mentionne le nom du conquérant en 122 av. J.-C., créateur de la voie qui porte son nom.
Cette borne concentre de nombreux superlatifs liés à la conquête romaine : plus ancienne inscription latine de France, plus ancienne borne de la plus ancienne voie. Elle symbolise l’entrée du Midi gaulois dans le territoire du peuple romain, ce qui en fait un jalon marquant de l’histoire de la France.
À peu de distance, fut établie plus tard la station d’AD VICENSIMVM « Près du XXe mille ».
(42°55’54.72″N – 2°58’40.68″E – Altitude 30m)


Dans le département des Pyrénées-Orientales
Entre le malpas de Salses (SALSVLAE) et le Col de Panissars (SUMMUS PYRENAEVM)
Au départ du malpas vers Salses-le-Château
Au départ de Salses-le-Château vers RVSCINO
Au départ du Malpas de Salses vers Salses-le-Château

- La voie au malpas et SALSVLAE / Salses
« Venant de Narbonne, la Via Domitia entrait dans la plaine du Roussillon au Malpas dont le nom évoque bien la difficulté de passage à flanc de colline sur la ramification des Corbières venant plonger à même l’étang de Leucate-Salses. Ici la voie a été aménagée dans le calcaire sur environ 500 m de longueur…
… La largeur de la bande de roulement n’excédait pas 4 m. L’entraxe des ornières est de l’ordre de 1,45 m, mesure souvent relevée en différents points de la Via Domitia. Sa pente moyenne est de 7,7 %, avec des pics à 18 %, ce qui devait rendre l’ascension difficile en obligeant les hommes à mettre pied à terre pour tirer montures et charrois. » *
Photo ci-dessus (42°52’00.29″N – 2°58’59.28″E – Altitude 9m)

- Le castrum et le fort de Salses
« À 250 m environ au N.-E. du fort de Salses se dressent sur une des dernières collines les ruines d’une construction défensive de plan quadrangulaire d’environ 35 m de côté. Les fondations sont maçonnées à la chaux, en pierre tout venant, les parements en pierre de taille ont disparu. Les angles étaient renforcés peut-être par des tours carrées. L’intérieur de la place était divisé en deux secteurs au moins délimités par un mur de refends. Reste également la trace d’une citerne aménagée dans le substrat calcaire… Son plan, quasiment carré (environ 120 pieds romains de côté) évoque cependant certaines fortifications du Haut Empire romain, connues sous les nom de castella, burgus ou centenaria. » *
(42°50’28.65″N – 2°55’08.67″E – Altitude 18m)

- La Forteresse de Salses
Surveiller le royaume de France est le principal souci des rois catholiques, Ferdinand II d’Aragon et Isabelle de Castille. Ils décident alors de construire une forteresse et de protéger le passage stratégique à la frontière entre les royaumes de France et d’Espagne. La frontière entre ces deux royaumes se situe à l’époque au niveau des Corbières, limite entre les départements actuels de l’Aude et les Pyrénées-Orientales. Cette forteresse doit avoir double fonction, celle de poste de surveillance et de place d’arrêt, face à l’ennemi venant du nord.
Au départ de Salses-le-Château vers Ruscino
- 1 borne milliaire originelle déplacée (COMBVSTA)
Cette borne est visible dans l’église paroissiale de Saint-Michel sur la commune de Saint-Hippolyte, au moment de la messe ou aux heures d’ouverture de l’édifice.
« Le milliaire conservé sous le porche de l’église paroissiale Saint-Michel de Saint-Hippolyte (Pyrénées Orientales), à 2,5 km à l’est, provient certainement d’un des milles de la voie et peut-être même de Combusta.
« C’est une colonne de brèche calcaire ou marbre de Baixas de taille et d’inscriptions frustes (hauteur conservée : 1,05 m ; diamètre : 0,42 m). La mise en page (ou ordinatio) hésitante et gauche de la dédicace démontre un travail rapide, témoignage du désir des autorités locales de complaire au nouveau prince. La dédicace s’adresse en effet à Constantin, récemment reconnu « césar » (306-307) au sein des Tétrarques.
Transcription : FLAV (IO)/VAL (ERIO)/CONST/ANTIN/O NOB (ILISSIMO)/CAE [S] (ARI)/[… M(ILLIA) P(ASSUUM)] ?
Traduction : À Flavius Valerius Constantin, très noble césar, [à (…) mille pas de Narbonne] ? » *
(42°47’04.76″N – 2°58’01.62″E – Altitude 1m)

- Le site archéologique de RVSCINO (COLONIA RUSCINO)
En 1975, les vestiges du forum, pour la première fois entièrement dégagés, sont présentés au public. De 1975 à 1991, un chantier de fouilles organisé par Rémi MARICHAL, archéologue de la ville, permet d’étudier l’habitat d’époque romaine sur plus de 3.000 m². En 1985, il lance, avec l’appui de la municipalité, le projet de création d’un centre de recherche et de musée de site.
(42°42’28.89″N – 2°56’43.25″E – Altitude 35m)
Au départ de Ruscino vers le Col de Panissars
- Le milliaire du Camp de la Pedra (Palau del Vidre) originel déplacé
Ce milliaire est visible dans la galerie Est du cloître d’Elne (ILLIBERIS).
« Sur ce site a été mis au jour en 1981 la partie basse d’un milliaire attribuable à Constantin (306-337), dont seule figure la formule non abrégée, caractéristique du règne de cet empereur : BO [N]O/ R [E]I/PVBLICAE/NATO, signifiant : « Né pour le bien publique ».
Cette inscription avait été réalisée après retaille du milliaire à l’origine cylindrique ou semi-cylindrique, effaçant de fait une inscription antérieure. Le morceau conservé (0,74 m de haut x 0,47 m de large) est en calcaire coquiller grossier, ce qui explique en partie la mauvaise facture et la mauvaise conservation du texte… » * - L’église Saint-Martin de Fenollar (AD CENTVRIONES ou AD CENTENARIVM)
« En 1990, deux sondages pratiqués au nord de l’église nous ont permis d’identifier sur près de 1,20 m de profondeur une stratigraphie montrant un ensemble de niveaux d’occupations et d’abandons sur une période étalée entre le IIe siècle av. J.-C. et les IVe-Ve siècles ap. J.-C.. Ce site pourrait s’identifier avec la station romaine dont le nom signifiait « près des fortifications / ou de la fortification », ces fortifications étant celles voisines des Cluses. » * - Les Cluses (CLAVSVRAE)
- Le Fort de la Cluse Haute
« Le fort de la rive droite, situé au village de la Cluse Haute, affecte la forme d’un polygone allongé d’est en ouest sur une longueur de 105 m, pour une largeur de 28 m à l’est et de seulement 6 m à l’ouest.
De ces accès, seule une poterne a été mise au jour sur la courtine sud. Construit au IIIe ou au IVe siècle en assises régulières de blocs de schiste dégrossis et réutilisant aux angles des blocs remployés du trophée de Pompée, le fort a été occupé au moins jusqu’au début du Ve siècle. » * - Le Castell dels Moros
« Ainsi est appelé en catalan ce « château des Maures » que la mémoire populaire rapportait au passage des Arabes qui occupèrent le Roussillon entre 715 et 759. Mais en fait la construction de cette forteresse date de l’époque romaine, probablement du IVe siècle. C’est un grand quadrilatère irrégulier, sorte de trapèze rectangle, long de 137,50 m en nord-sud, et dont la face nord, large de 71 m, est flanquée de trois tours de plan carré, pour contrer tout danger potentiel venant du nord, donc de Gaule. » * - La Porte des Cluses (PORTORIVM)
« Au pied du Castell dels Moros, on distingue deux murs parallèles qui ont conservé une certaine élévation sur une dizaine de mètres de long, de part et d’autre du passage de la voie aménagé entre la montagne et la rivière. Le mur oriental (côté rivière) a réutilisé de nombreux blocs de grès en grand appareil provenant du trophée de Pompée.
Le mur occidental s’élève au dessus de la paroi rocheuse taillée à l’aplomb du passage de la voie. Sa base est aménagée de trous de section quadrangulaire où venaient s’encastrer les solives d’un plancher qui prenait appui, à l’est, juste à hauteur du mur conservé. L’extrémité nord du mur faisait retour au-dessus de la voie. On peut ainsi restituer une tour-porche dont les ventaux ouvrant vers l’intérieur ont imprimé leur usure en arc-de-cercle sur la bande de roulement de la voie (la largeur de chacun des ventaux peut être ainsi estimée à 1,50 m de battement).
Il n’est pas impossible, mais non avéré également, que cette structure ait pu servir de poste de douane à l’époque romaine (portorium en latin). Dans ce cas, on aurait pu y percevoir l’impôt du Quarantième des Gaules (ou Quadragesima Galliarum) mentionné dans une des inscriptions de Théza. » *
- Le Fort de la Cluse Haute
- Le Fort de Bellegarde
La colline de Bellegarde (423 m) domine les cols du Perthus (271 m) et de Panissars (335 m), les plus bas de la chaîne des Pyrénées. Placé au centre de la vaste dépression formée par ces deux cols, Bellegarde a joué un rôle stratégique majeur au cours des siècles.
Il est probable qu’une tour à signaux ait été le premier ouvrage militaire construit au sommet de cette colline. En effet le mot catalan « guarda » est un toponyme évoquant les fameuses tours d’où partaient selon un code établi des signaux de feu la nuit et de fumée le jour. C’est ainsi qu’on alertait les populations et le château des Rois de Majorque de Perpignan qui centralisait les tours de Madeloc, de la Massana et de Saint Christophe. C’est sûrement lui qui dès le début de son règne avait conçu le plan d’une forteresse en ce lieu d’une importance stratégique capitale pour son fragile royaume. Cependant, la première mention d’un fort médiéval à Bellegarde ne date que de 1324. Il s’agit d’un salaire versé aux servants du château de « Bellaguàrdia. »
(42°27’33.38″N – 2°51’31.16″E – Altitude 406m) - Le Col de Panissars (SVMMVS PYRENAEVS)
« Lors des fouilles de Panissars, les fragments de la partie haute d’une borne milliaire ont été découverts en remploi dans les murs de l’église du XIe siècle. Une fois extirpés et rassemblés, ils ont permis d’identifier une borne dont le diamètre atteint 0,30 m et la hauteur peut être estimée à 1,50 m environ (fragments et reconstitution au fort de Bellegarde). » *
- Le Trophée de Pompée
« Sur le terrain, n’est plus visible qu’une partie des fondations : une trentaine de blocs encore en place pesant chacun plus d’une tonne, appuyés à un socle en blocage de mortier (opus caementicium) et de profondes et larges tranchées de fondations creusées dans le roc. Au centre de l’édifice passait la voie taillée dans le rocher, large de plus de 5 m, et rythmée de nombreuses ornières qui se sont peu à peu imprimées dans la roche entre le Ier siècle av. J.-C. et le XIe siècle où elle disparut sous les remblais de construction du prieuré Sainte-Marie de Panissars.
Les fouilles archéologiques transfrontalières (initiées par Georges CASTELLVI de 1984 à 1990, puis menées conjointement avec Josep Maria NOLLA et Isabel RODÀ de 1991 à 1993) ont démontré que le monument fut mis très tôt en carrière par les constructeurs des forts des Cluses (probablement dès le IVe siècle, et de façon établie autour des années 400 ap. J.-C.). Au XIe siècle, le site, alors entièrement arasé et dépouillé de la quasi-totalité de ses blocs en élévation, a servi d’assiette à la construction d’une église, ensuite agrandie en prieuré, dédiée à Sainte-Marie. » *
Leur ouvrage ici !
(42°27’19.01″N – 2°51’16.36″E – Altitude 329m)
- Le Trophée de Pompée
* Extraits de LA VIA DOMITIA ET SES EMBRANCHEMENTS par Georges CASTELLVI (Éditions Trabucaire)

